Ma colocation à Toronto

De AirBnb à la colocation

Après un mois passé dans un airbnb dans le quartier polonais (à l’ouest de la ville) j’ai déménagé dans le nord. Dans le quartier on trouve énormément d’immigrés portugais mais aussi des jamaïcains et philippins. En marchant dix minutes je tombe sur une synagogue, une église ou les témoins de Jéhovah.

Une des particularités de Toronto (pareil à Chicago) c’est qu’il y a énormément de maisons. C’est un peu le côté « american dream » avoir sa maison et son petit jardin. Des dix visites que j’ai faites la chambre à louer était à chaque fois dans une maison.

J’ai choisi de vivre en colocation parce que j’ai déjà vécu seule et ça a été vite pesant pour moi. Je souffre vite de la solitude. Et puis, Toronto est une ville chère au niveau des loyers donc il n’y a pas non plus beaucoup d’autres options.

Mon logement

La maison dans laquelle je vis est louée en totalité par Eugenia. Elle y a une chambre et elle sous-loue les autres chambres. Pour sous-louer une des chambres, pas de contrat, pas de garant, rien. Il faut juste payer deux mois d’un coup.

Ma chambre se trouve au premier étage. Il y a deux lits simples car elle a été pensée pour accueillir deux personnes. Quand je suis arrivée, il y avait les deux lits, une table de chevet et deux vieilles commodes dont les tiroirs tombent quand on les ouvre. Je voulais absolument une chambre meublée, pour le coup il y avait le stricte minimum et ça a été un peu dur moralement de me dire que c’était maintenant là où j’allais vivre.

J’ai demandé à Eugenia si je pouvais y mettre une petite table pour mon ordinateur. Le lendemain, elle me ramenait une table et une chaise – c’était adorable de sa part. Déjà, ça allait mieux.

Au basement on trouve la chambre d’Eugenia (portugaise – 50 ans) ainsi qu’une salle-de-bain et les machines à laver. Utiliser les machines est payant, il y a un système de pièces (coins). Ce n’était pas le cas à mon arrivée (sympa). Il y a aussi une sorte de terrasse à l’extérieur. Au rez-de-chaussée se trouve l’entrée, la cuisine et une chambre où séjourne une jamaïcaine (Diana, la vingtaine). Au premier étage, il y a une salle-de-bain, ma chambre, à côté la chambre d’une brésilienne (Prisilla, 35 ans) et en face un canadien (Daniel, la vingtaine).

J’aime/je n’aime pas …

Ce que j’aime dans cette maison : ma chambre est grande et lumineuse, la nuit c’est calme et la salle de bain a une super douche. Eugenia met à disposition tous les ustensiles de cuisine et les assiettes/verres/couverts. Le métro est à dix minutes à pieds et il y a un arrêt de bus en face de la maison.

Ce que j’aime moins : le quartier n’est pas du tout sympathique, les commodes pas pratiques et le côté hôtel de la colocation. Je n’ai pas l’impression de vivre au sein d’une colocation mais plutôt de vivre chez quelqu’un. Je m’imaginais vivre avec des gens ayant la vingtaine et qui souhaitent créer des liens. Là, je discute seulement avec Eugenia et Prisilla. Il y a en plus des tensions entre certaines personnes.

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Colocation-toronto

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