En 10 ans, j’ai vécu dans 5 pays étrangers

J’ai passé la moitié de ces dix dernières années à vivre à l’étranger. Je me suis installée aux Etats-Unis, au Canada, en Australie, au Portugal et j’ai étudié en Pologne. J’avais envie de faire une sorte de bilan de ces 5 années passées à l’étranger.

Chicago, USA (2010-2011)

Cela fait déjà 10 ans que je suis partie en tant qu’au pair à Chicago. Je parle plus en détails de cette expérience ici.
Partir aux USA, c’est un rêve qui devient réalité. Chicago a été un coup de cœur pour moi. Je ne pensais pas qu’on pouvait s’attacher autant à une ville. J’aimais les USA avant d’y aller et je suis toujours très attachée à ce pays. Idéalement, c’est là que j’aimerais vivre.
Je n’avais que 18 ans. Je me sentais prête même si je ne l’étais pas réellement. J’en avais besoin et je ne regrette pas mon choix. Il y a eu des moments pendant l’année où j’étais vraiment bien et j’avais envie de prolonger mon année d’au pair de 6 ou 9 mois. Mais, vivre chez mes employeurs a fini par me peser et il fallait de toute façon que je rentre en France faire mes études. Je ne crois pas que j’avais en tête de m’expatrier plus tard.
Le retour en France s’est révélé moralement difficile, les Etats-Unis m’ont beaucoup manqué.

Wrocław, Pologne (2015-2016)

J’avais très envie de partir étudier à l’étranger dans le cadre d’un programme d’échanges. Je souhaitais étudier un an aux Etats-Unis ou au Canada mais cela revenait cher. Au niveau européen, mon université proposait peu de choix de destinations. J’ai hésité entre la Norvège (Kristiansand) et la Pologne (Wrocław). J’ai choisi Wrocław pour plusieurs raisons : la taille de la ville, le coût de la vie faible et sa situation géographique centrale.

Mon semestre Erasmus en Pologne ne s’est pas très bien passé. J’ai fait de mauvais choix. Quand j’y repense, j’éprouve encore de la rancœur et j’ai des regrets. Je me suis entourée des mauvaises personnes.
Je me suis tout de suite fait un groupe d’amis, trois des personnes de ce groupe étaient mes colocataires. Au fil des semaines, il y a eu des problèmes. De peur de me retrouver seule, j’ai continué à passer du temps avec eux. J’ai, au final, fini toute seule. J’aurais dû changer de colocation et essayer de me faire d’autres amis.

Toronto, Canada (2016-2017)

Pendant mes études, j’ai essayé de trouver une solution pour retourner vivre aux USA. La meilleure option que j’ai trouvée était de partir en PVT au Canada. J’ai décollé pour Toronto à la fin de mes études.
J’ai eu un rapport d’amour-haine avec Toronto. Certains jours, j’aimais vivre à Toronto puis, le lendemain, je trouvais que c’était une ville sans âme. Je n’ai pas accroché avec le Canada, peut-être parce que les médias survendent ce pays en le qualifiant d’eldorado.
Je ne suis restée que 15 mois car j’ai préféré de pas rester un second hiver (les hivers canadiens semblent interminables). 

Melbourne, Australie (2018-2019)

Après le Canada, j’ai enchaîné sur un autre PVT car c’est vraiment un visa flexible et pratique. Je ne m’attendais pas à grand chose en allant en Australie, je n’avais jamais eu envie de visiter ce pays car passer autant d’heures dans un avion me semblait insurmontable.
J’ai été agréablement surprise. La vie y est agréable, je me suis sentie bien à Melbourne. J’ai même eu un coup de cœur pour Brisbane.
Ça n’a pas été rose tous les jours mais j’aurais aimé pouvoir rester plus qu’un an. J’ai été triste et frustrée de quitter ce pays à la fin de mon visa. Je peux dire aujourd’hui que j’aime l’Australie et j’y retournerai

Par contre, autant à Toronto le PVT sert de tremplin pour ensuite s’installer définitivement au Canada, autant en Australie ce visa est mal vu. On est considéré comme des backpackers et ce n’est pas facile de trouver un job et un logement.

Portimão, Portugal (2019-2020)

Mon expatriation au Portugal s’est terminée en juillet dernier, je n’ai pas encore assez de recul pour savoir ce que ça m’a apporté et quels souvenirs je vais en garder.
Après deux visas temporaires, je voulais continuer de vivre à l’étranger et m’installer sur du moyen-terme quelque part. Parmi les pays de l’Union Européenne, m’expatrier au Portugal semblait une évidence.
La vie est douce à Portimão mais je me rends vite compte que ça ne m’apporte rien, ce n’est pas ce dont j’ai besoin. Je reste quand même 18 mois pour acquérir de l’expérience professionnelle.
Je quitte le Portugal pour rentrer vivre en France le 31 juillet 2020, après 4 années consécutives à l’étranger.
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5 expériences très différentes
S’installer dans un pays étranger est, pour moi, un mélange d’excitation et d’appréhension. C’est la découverte d’une nouvelle culture, de nouveaux lieux mais aussi la peur de l’inconnu. A chaque changement de pays, de nouveaux challenges m’attendaient : recherche d’un logement, d’un emploi, se trouver des amis… 
La vie n’est pas plus rose de l’autre côté de l’océan ou de la planète. Les galères sont les mêmes. C’est enrichissant d’être expat mais ce n’est pas évident tous les jours. Et, même si certaines de mes expatriations n’ont pas été aussi positives qu’espéré, je préfère ça à ne pas avoir tenté.

« In the end, we only regret the chances we didn’t take. » – Inconnu

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