Serial expat

Depuis mes 18 ans, j’ai vécu dans cinq pays : la France, les États-Unis, la Pologne (semestre erasmus), le Canada et l’Australie. 
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Les États-Unis [Chicago] au pair – 11 mois
Aller aux États-Unis était un rêve d’adolescente. Ce pays, je l’aimais déjà sans y être allée. En faisant des recherches j’ai découvert le programme au pair. Il permet de vivre un an au sein d’une famille américaine tout en s’occupant de leurs enfants. Ayant longtemps voulu travailler avec les enfants, ce programme était fait pour moi. Une famille de Chicago m’a demandé de devenir leur au pair et c’est comme ça qu’a débuté ma toute première expatriation.
Je suis tombée amoureuse de la ville et j’ai énormément voyagé. Il y a eu beaucoup de hauts et de bas et cette année m’a changé.
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La Pologne [Wroclaw] en Erasmus – 4 mois
Ce séjour est un peu à part puisque c’était dans le cadre des mes études et pour une courte période. Cela faisait plusieurs années que j’avais envie d’étudier à l’étranger. J’ai du me réorienter dans mes études pour avoir la possibilité de partir.
Ma FAC avait peu de partenariats et pour la plupart il fallait parler la langue du pays. Le choix a été donc simple, j’ai juste hésité entre la Pologne et la Norvège. Pour une question de budget, j’ai mis la Pologne en premier choix et j’ai été acceptée. J’avais fait un voyage scolaire à 14 ans en Pologne et j’avais adoré. Mon expérience erasmus a été très décevante. Je n’ai pas aimé vivre au quotidien en Pologne et me suis sentie bien différente de tous ces étudiants erasmus venus pour faire la fête.
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Le Canada [Toronto] en PVT – 15 mois
Pendant mes cinq années d’études en France, j’ai cherché un moyen de retourner vivre aux États-Unis. Malheureusement, c’est extrêmement difficile d’avoir un visa travail. Y faire des études ou un stage est très coûteux. La seule option envisageable était de travailler pour Disneyworld mais il n’y a que deux entretiens par an et on ne choisit pas du tout sa date de départ. Je me suis alors tournée vers son voisin – le Canada. Je me suis dis que le PVT pouvait être une bonne solution pour pouvoir profiter des États-Unis, tout en vivant dans un pays avec une culture proche.
J’ai eu la confirmation que vivre à l’étranger est ce dont j’ai besoin. Mais, je ne suis pas tombée sous le charme du pays. Alors, j’ai poursuivi ma route en direction du bout du monde.
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L’ Australie [Melbourne] en WHV – en cours
J’ai décidé d’enchaîner sur un WHV Australie car j’apprécie la flexibilité que procure ce visa. On peut partir quand on veut et s’installer dans la ville que l’on souhaite. Ce n’est pas l’idéal car on arrive sans contrat de travail mais, pour l’instant, je n’ai pas trouvé d’autres façons pour m’expatrier à l’étranger.
Je ne me sens pas encore prête pour travailler dans un pays non-anglophone donc il me restait le choix entre l’Australie ou la Nouvelle-Zélande. L’Australie n’était pas du tout un pays qui m’attirait. Mais, mon plan A et mon plan B n’ayant pas fonctionné, je suis alors partie en Australie.