Installation en Australie en 7 points

Que je parte aux Etats-Unis, au Canada ou en Australie, à l’arrivée il faut passer par les mêmes étapes. Mais, il y a toujours des détails qui changent sinon ça ne serait pas drôle.
Récupérer des dollars australiens
Je n’ai pas de frais avec ma carte française. Je paye avec et retire des sous directement aux ATM. J’ai fait un virement depuis mon compte canadien en utilisant transferwise. J’avais besoin de vider mon compte canadien donc autant envoyer les sous directement en Australie.
Ouvrir un compte en banque
En faisant des recherches, j’ai choisi la banque Westpack. J’y vais en disant que je souhaite ouvrir un compte. « I just arrived in Canada » que je dis … un peu paumée la fille. Pendant un an, il n’y a aucun frais bancaire. J’ouvre un « savings account » car il n’y a pas de frais non plus. Le conseiller m’ouvre aussi un « superannuation account » qui permet aux employeurs d’y verser les cotisations pour ma retraite.
Il y a besoin de son passeport pour l’ouverture. Depuis environ six mois, ils demandent aussi le numéro fiscal. J’ai dû fournir mon numéro canadien puisque c’est là que je vivais l’année dernière. D’après le conseiller, si on ne fournit pas ce numéro ils peuvent fermer notre compte. Ça n’empêche pas, par contre, l’ouverture du compte. Il faut aussi fournir dès qu’on l’a notre TFN.
Choisir un forfait téléphonique
Pour trouver un travail, il faut absolument avoir un numéro de téléphone australien. Faire le choix entre tous les opérateurs est un peu compliqué. Je cherchais un forfait sans engagement, sans internet et en payant le moins possible. Le seul forfait avec sms illimités à bas prix que j’ai trouvé a énormément de mauvaises critiques.
Pour l’instant, j’ai pris chez Telstra (le plus grand opérateur australien) une « prepaid card » (carte sim prépayée).  
Acheter une myki card (pour Melbourne)
On ne peut pas prendre les transports en commun sans. Elle coûte 6$. J’ai acheté la mienne à Southern Cross Station et choisi le montant à mettre dessus. Il faut valider sa carte en entrant et sortant. Le système de cette carte est un peu compliqué à comprendre.
Je me suis rendue compte trop tard qu’il existe un pass à la semaine. Je n’avais entendu parler que du pass au mois. 
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Obtenir un Tax File Number
Cette étape est obligatoire pour travailler légalement. Cela se fait facilement en ligne mais il faut obligatoirement être en Australie. J’ai suivi ce tutoriel (ici). Il faut notamment renseigner d’une adresse canadienne et d’un numéro de téléphone australien. On reçoit ensuite un papier sous 10 jours. Evidemment, ça n’a pas été aussi simple pour moi. J’ai mis quatre jours à réussir à remplir ma demande car le site était inaccessible.
Chercher un logement
Le début de la galère. J’ai passé des heures et des heures à faire des recherches. J’étais prête à mettre un peu plus qu’au Canada mais les prix sont encore plus chers (par contre le salaire minimum n’a rien à voir non plus). Le budget que je veux mettre correspond aux quartiers de Melbourne à 1h de train. Donc, il a fallu revoir mon budget (750$/mois) à la hausse. Je me base sur 950$ grand maximum. Mais, même pour 900$ c’était difficile de trouver. Une chambre dans un quartier sympa c’est du 1 400-1 600$/mois.
La saison n’aide pas et en ce moment la concurrence est rude. Apparemment, ça serait bien plus facile l’hiver. J’ai décidé de rester une semaine de plus dans mon airbnb pour me donner plus de temps.
Dans les annonces, il faut repérer les chambres partagées où le prix indiqué est à multiplier par deux, celles non meublées. Dans mon cas, il y a aussi les « party house » à éviter et les colocations avec trop de colocataires. Je ne souhaite pas signer de bail car je trouve ça trop risqué comme je viens d’arriver. 
J’ai trouvé les annonces de mes six visites sur le groupe facebook : Fairy Floss Real Estate. J’ai aussi regardé gumtree, flatmates et flatmatesfinder.
Commencer la recherche d’emploi
Avant de commencer à distribuer un CV, il faut penser à le mettre au format australien. Il est pratiquement le même que le CV canadien. A noter, ils emploient le mot « résumé » et « CV » sans vraiment différencier l’un de l’autre.
Je me rends compte qu’en Australie le working holiday visa est un frein. Bon nombre d’annonces précisent qu’ils ne veulent pas de pvtistes. Je suis aussi surprise de ne pas voir de panneaux « hiring » ou « help wanted » sur les boutiques/restaurants comme à Toronto. Sans parler des dizaines de jeunes qui arrivent toutes les semaines à Melbourne et recherchent un emploi. Janvier, c’est la pleine saison et toutes les embauches ont déjà été faites. Il faut apparemment attendre la rentrée scolaire des étudiants pour récupérer leurs postes. Entre ça et les logements, franchement, ce n’est pas facile.
 Il me faut un emploi rapidement vu le prix des logements. Je ne trouve pratiquement aucune annonce internet où les pvtistes sont acceptés. Adieu espoir d’avoir un job qui m’intéresse. J’envoie sans y croire des CVs (pour des contrats temporaires) et fait du porte à porte. A suivre.
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Et, bien sûr, il faut en profiter pour découvrir notre nouvelle ville et rencontrer des gens. 

🐨

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